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Bonjour à tous
Le soleil continue à faire cruellement défaut et même chez les plantes, un certain "ras-le-bol de la pluie" commence à s'afficher. Les protestations ont certes lieu dans le silence et sans grands remous, mais la production est en berne, les feuilles se parent de taches, les coeurs de salades commencent à pourrir et d'autres montent en fleur ce qui, à cette saison, est un signe de stress.
Bien qu'il n'existe, à ma connaissance, pas de psys pour plantes (peut-être une lacune à combler ? = niche marketing ?), les plantes peuvent également être stressées. On parle de stress lorsqu'elles sont soumises à des facteurs extérieurs qui ne conviennent pas à leurs besoins (trop ou trop peu d'eau, de lumière, de chaleur... ). Evidemment chaque plante a des besoins différents et des conditions optimales qui lui sont propres. De même chaque plante réagira différemment à un environnement défavorables. Une baisse des résistances aux maladies est souvent un signe, ce d'autant plus quand le facteur problématique est l'humidité et donc précisément l'idéal pour des micro-organismes responsables des maladies fongiques... et nous sommes donc navrés pour les petites taches sur les feuilles de pak-choi.
Un autre facteur qui ne trompe pas est une floraison accélérée qui traduit une tentative in extremis de produire des semences en désespoir de cause (perpétrer la race est reste la finalité de tout organisme).. .du coup on a du récolter de la mizuna un peu en urgence. Une petit poignée accompagnera le pak choi et les quelques bourgeons floraux sont bien sur comestibles (mais ne nous arrangent pas puisqu'ils annoncent le début de la fin de cette culture qui nous accompagne généralement jusqu'à fin avril).
Enfin un autre facteur de stress basique et fort peu spectaculaire est simplement l’arrêt du développement de la plante, par ailleurs souvent normal durant l'hiver. Mais en février bien des choses auraient déjà du reprendre... et notre patience est mise à l’épreuve.
Enfin nous espérons tout de même que la grisaille finira par laisser la place au soleil, car même avec des températures basses, celui-ci est absolument indispensable au développement végétal (et à notre moral aussi).
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